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The first brewer of montreal

PRUD’HOMME, Louis, b. ca. 1611, died in 1671, pioneer, churchwarden, brewer, corporal and militia captain of Montreal, he was also the first Canadian brewer.    Document signed, Montreal, 22 October 1650 (copy made by notary Lepailleur, probably in 1716 after the death of Roberte Gadois for the splitting of her inheritance). 3 p. large folio and docket-title.  $3,500.

Copy of the marriage contract between Louis Prud’homme and Roberte Gadoys. the witnesses who signed the original contract were, as usual, the cream of local society. Among them we find Charles d’Ailleboust, Jeanne Mance, Albert Barbier, Paul de Chomedey (sieur de Maisonneuve), Lambert Closse, and notary Jean de St-Père.

GADOYS, Roberte, 1621-1716, was the daughter of Pierre Gadoys, the first settler who received a grant from de Maisonneuve, and thus named the first settler of Montreal.

LEPAILLEUR, Michel, 1665-1733, royal notary in Montreal from 1702 to 1730.

Transcription, as well as biography of Prud’homme from the Dictionary of Canadian Biograpy are available.

Pardevant nous jean de St pere Commis au greffe Et Tabellionage de ville Marie En Lisle de Montréal En La Nouvelle france. furent présents En leurs personnes Loüis prud’homme de la paroisse de ponponne proche Laguy Sur Marne isle de france d’une part, Et Roberte Gadois de la paroisse de St Germain Dapinay pres de Bellesmi paÿs depirches, Lesquels En la présence de Pierre Gadois Et Louise Manger pere Et mere de laditte Roberthe Gadois de nicolas Todde [dans la marge, en une autre main, en rouge: Godé] de charles Daillebouts Ecuier de delle jeanne Mance administratrice de L’hotel dieu St joseph, dudit ville Marie De Paul de chomedey Ecuier Gouverneur de laditte isle de Montréal de Gilbert Barbier et Lambert Clausse, ont dit Et Déclaré que pour La Bonne amitié quils ont Entre Eux ils Se Sont promis Et promettent par Le présent Contract de Se prendre Lun lautre par foy Et Loyant de mariage Et de Sepouser En face de notre mere Ste Eglize Le plutot que faire Se pourra Suivant Les Cérémonies accoutumés, pour demeurer Lesdits futurs Epoux uns Et Communs En tous Biens meubles acquits Et Conquits immeubles, Et a ladit futur Epoux doné Et Done Laditte future Epouze La Somme de Soixante Livres tournois de Rente a prendre Sur tous Et un chacun Ses Biens meubles Et immeubles présent Et avenir avec La demeure pendant Sa vie de la maison principalle Dudit futur Epoux Ledit Douaire Rachetable pour La Somme de SeptCents Livres tournois au cas quil ny ait pas DEnfants, Et poura laditte future Epouze Se tenir au douaire prefix Susdit, ou Bien au douaire Coutumier de prévosté Et Et [sic] comté de paris Ce qui Sera a Son choix, Seront Lesdits futurs Epoux obligées chacun En droit, Soit de payer de leurs propres Les dettes quils auront Contractées auparavant Le mariage futur Et au cas que pendant Et Constant ledit mariage futur il Se Siut Vendu quelques choses des propres de laditte future Epouze, Largent qui proviendra de laditte Vente Sera Employé En achat Dhéritages ou de Rentes Constituées qui tiendront Lieu de propre a laditte future Epouze, a faute de quoy Laditte future Epouze Venant à Survivre ledit futur Epoux, elle Reprendra par préferance et avant aucun partage /

[p. 2:]

Sur Les plus clairs Deniers de la Communauté avec La Somme provenant de La Susditte Vente, Et au cas quil ny ait point DEnfant dudit futur mariage Le décès de Lun desdits futurs Epoux arrivant Tous les Biens deladitte Communauté les dettes acquittés appartiendront au dernier Survivant Et au cas quil y ait des Enfants procrées dudit futur mariage, Le Survivant partagera les Biens de la ditte Commuauté Moitié par Moitié avec lesdits Enfants apres avoir pris par prociput et avant partage, Ses habits Et autres choses Servant a Son usage jusqua La Somme de quatre Cents Livres tournois Suivant Lestimation qui En Sera faite par gens a le Connoissant Et avenant que laditte future Epouze viennent à Survivre Ledit futur Epoux, il Luy Sera permis D’accepter ou de Renoncer a la Communauté Dentre Ledit futur Epoux Et Delle Et En faveur dudit futur mariage, Ledit Pre Gadois a fait Et fait Cession Et transport audit futur Epoux de La Somme de cinq cents Livres Tournois qui Luy sonr sûs par Ledit Sr Picar Gouverneur De Montréal, Ce que Ledit futur Epoux a accepté, avec L’agrément dudit Sr Gouverneur pour LaDitte Somme de cinq cents Livres Etre Reçu Et Reputé propres a laditte future Epouze Sa fille Et En outre Ledit [les mots futur futur Epoux rayés dans le texte] Pierre Gadois a promis audit futur Epoux pour Sa ditte fille un lit de plume, un traversin, Cinquante aune de toile, une Vache avec Son Veau, Six plats Six assiettes, Et un pot Detin, qui luy Seront delivré Le lendemain de Son mariage futur Et Les quels meubles demeureront Confus dans la communauté des dits futurs Epoux, Et Ledit Sr Gouverneur de Montréal au nom de Messrs Les associés pour La concession [sic, i.e. conversion] des Sauvages de la nouvelle france de Laditte isle de Montréal, Et Seigneurs Djcelle, En faveur dudit Mariage futur, a donée Et done par le présent Contract des dits futurs Epoux [souligné dans le texte] La quantité de trente arpents de terre Mesure du paÿs à Raison de Cent perches pour arpents Et Dix huit pieds pour perches proche du fort deVilleMarie Tenant d’une part aux terres de la Brassrie D’autre part a Michel chauvin dit Ste Suzanne Lesdittes terresw commenceant Vingt perches de Large Sur Le bord de la Commune Et Continuant pareille Largeur Vers La Montagne tenant au nord ouest quart D’ouest jusqu’a Laditte quantité desdittes trente arpents pour En joüir par Ledit futur Époux Leurs Successeurs Et ayant Causes a perpetuité aux charges clauses Et Conditions qui Sensuivent Et non autrement Sçavoir /

[p. 3:]

Premierement que les dits futurs Epoux, Seront obligés de faire Leurs demeure ordinaire En Laditte isle de Montréal, En defaut de quoy et d’une absence de deux année Consécutives il ne pourront plus prétende aucun droit de propriété Sur Lesdittes terres Concedés, et Lequel cas arrivant Lesdittes Terres Seront Vendüs aux plus offrant Et Dernier Encherisseur a la diligence du procureur fiscal En la justice dudit villeMarie, Et L’argent provenant de laditte Vente Sera mis En mains du procureur Sindic des habitants dudit villeMarie, pour Etre Employé au proffit de laditte Communauté desdits habitants dont il Sera obligé de Rendre Bon Et fidel Compte pardevant Le Gouverneur de Montréal ou autre Commandant En laditte isle de Montréal, Et Neant Moins au cas que le Gouverneur de Montréal Donna un Consentement par Ecrit auxdits futurs Epoux pour aller faire Leurs demeure ordinaire ailleurs qu’en laditte isle, En ce cas ils pourront Si Bon leurs Semble, Vendre Lesdittes terres, nonobstant quils aillent demeurer ailleurs, quen laditte isle, Et nonobstant que lesdits futurs Epoux fassent Leur demeure ordinaire En la ditte isle, il ne pourront Neanmoins Vendre Ny Échanger La totalité desdittes terres Concedés Ny parties Djcelle Sans Le Consentement par Ecrit du Gouverneur ou du Commandant En laditte isle, En deffaut dequoy Lesdittes Ventes quils pourront faire Seront de nulle effet Et Valleur, Et De plus Lesdits futurs Epoux Seront obligé de faire batir une maison Sur Laditte Concession Le plutot que faire Se pourra Et de Laisser Les chemins que Le Gouverneur ou le Com[m]andant En laditte isle jugeront Necessaire pour La Commodité du publique Et Lesdits Emplacements de pareille quantité de terres au bout de la ditte Concession Vers La montagne de Laditte isle, de plus que les dits futurs Epoux Seront obligés de payer annuellement audit Seigneur de Montréal trois deniers de Cens pour chacun arpents desdittes terres Concedés Et En outre a la charge des Lods Et Ventes Saizine Et Amande toutes fois Et quant Et que le Cas y Echoira Le tout Suivant Et conformememt a la coutume De la provosté Et Vicomté de paris qui Sera Suivis En laditte isle du Montréal, a toutes lesquels clauses Et conditions Susdittes, Lesdits futurs Epoux Se Sont obligé, obligent Sans Les quels Ledit futur Mariage Nauroit pas été fait Et à laditte Roberte Gadois déclaré ne Sçavoir Signé, faite a ville Marie En Lisle de de montréal En la nouvelle france Le Vingt deuxième jour D’octobre Mil Six cents cinquante ainsy Signé a la minutte des présentes Loüis Prudhom[m]e P. Gadois [paraphe] N. ?88888 [i. e. Godé],  charles D’aillebout, jeanne mance, albert [sic, i.e. Gilbert] Barbier, Paul de chomedey, Lambert closse, de St pere Notaire avec Grille [paraphe].

[dans la marge:] 12.12. [probablement les frais pour avoir fait la copie].

Collationné Et Vu d’une copie

[signé:] LePailleur nore.

[titre sur l’endos:]

Le 22e octobre 1650. Contract de mariage Entre Loüis Prud’homme Et Delle Roberthe Gadois.

No. 11.

Provenance: de Léry Macdonald collection.

PRUD’HOMME, Louis, pioneer, churchwarden, brewer, corporal and militia captain of Montreal, son of Claude Prud’homme and Isabelle Aliomet; b. c. 1611 at Pomponne (Île-de-France); d. 1 July 1671 at Montreal.

After arriving in New France in 1641 at the latest and being one of the first to settle at Ville-Marie (Montreal), he received in October 1650 a grant of land close to the fort and adjoining that of Michel Chauvin, whose bigamy he disclosed to Governor Chomedey de Maisonneuve. As it happened, Prud’homme had discovered, in the course of a trip to France that very year, that Chauvin had a wife there whom he had married before setting out for the colony. Hence this second marriage to Anne Archambault, celebrated at Quebec in 1647, was annulled in 1651 and Chauvin was banished from Ville-Marie. This judgement is the earliest one pronounced by the founder of Montreal that has come down to us. In 1654, 1662, and 1666, Prud’homme received further grants of land.

In November 1650 Louis Prud’homme married Roberte Gadoys (1621–1716), daughter of Pierre Gadoys, who was called the first farmer of Ville-Marie. In 1644 Roberte Gadoys had already entered into an earlier contract of marriage with César Léger at Quebec, the notary being Guillaume Tronquet. This union, it appears, had subsequently been annulled.

When the Sulpicians arrived in 1657, Prud’homme was elected as one of the first three churchwardens of the parish of Notre-Dame. In 1663 when the militia of the Holy Family was constituted, he was corporal of a section. The following year he was elected police magistrate, along with four of his fellow-citizens; but the authorities of New France considered the institution of the police court too democratic and refused to confirm the results of the election.

Louis Prud’homme died at Montreal in 1671. He had been the brewer of longest standing in the town. The inventory of his possessions, drawn up by Bénigne Basset in 1673, provides a description of the equipment of his brewery. When his son François married in 1684, the deceased Louis Prud’homme was described by the officiating priest as “the first militia captain of Montreal.”

In 1673 his widow, Roberte Gadoys, took as her second husband Pierre Verrier. Like her mother, Louise Mauger Gadoys, she died in her nineties.

One of his sons, Pierre (1658–1703), received from Cavelier de La Salle in 1683 a grant of land in fief at the Illinois fort, which thereafter bore his name. The son of this latter Prud’homme, Louis (1692–1769), with the same name as the pioneer, was born and died at Montreal; in 1751 he was lieutenant-colonel of the militia forces of Montreal and was their commander at Sainte-Foy in April 1760.

Jean-Jacques Lefebvre (DCB).

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